Froidmont dans Rainfolk's Diaries : quand les légendes ardennaises séduisent Bernie
Le 15 octobre 2026, Bernard Arini, alias Bernie, a consacré sur son blog littéraire Rainfolk's Diaries une longue chronique à Froidmont, premier tome du Cycle de Maugis. Et je dois reconnaître qu'il ne s'est pas montré avare de compliments !
C'est toujours une expérience particulière que de confier un livre à un chroniqueur. On connaît son histoire, évidemment, ses personnages, les intentions qui ont présidé à son écriture et, mieux que quiconque, ses petites imperfections.
Mais on ignore ce qu'il en restera lorsque ce même livre passera entre les mains d'un lecteur qui le découvrira sans avoir vécu toutes les années passées à imaginer son univers.
C'est d'ailleurs ce qui rend l'exercice aussi passionnant : un roman appartient un peu moins à son auteur chaque fois qu'un lecteur se l'approprie.
Bernie a donc accepté de découvrir Froidmont en service presse, et sa lecture semble l'avoir entraîné assez loin dans les forêts d'Ardenne.
Dans un article intitulé « Le Cycle de Maugis : Froidmont, le chef-d’œuvre de fantasy ardennaise de Benoît J. Caron » (rien que cela, vous comprendrez mon embarras !), il revient sur les aventures du jeune Guilhem d'Aygremont, sur les créatures qui peuplent la forêt interdite, mais aussi sur les racines médiévales et légendaires de cet univers.
J'ai particulièrement apprécié qu'il ait reconnu ce qui constitue, depuis le commencement, l'une des ambitions du Cycle de Maugis : redonner une vie romanesque aux chansons de geste et au merveilleux ardennais, sans chercher à les reproduire servilement.
Les Faés, les Nutons, les vieilles divinités et les figures héritées des récits carolingiens n'appartiennent pas seulement au passé. Ils constituent une matière littéraire extraordinairement vivante, pour peu qu'on accepte de leur laisser prendre quelques libertés. Et, dans mon cas, ils en prennent beaucoup.
Bernie s'attarde également sur l'écriture et sur cette manière de faire cohabiter le merveilleux, l'humour et des événements parfois beaucoup moins innocents qu'ils n'en ont l'air.
Il évoque notamment une « gourmandise de conteur », expression qui m'a fait particulièrement plaisir. Ceux qui connaissent mes romans savent que je ne résiste pas toujours à une plaisanterie, même lorsque mes personnages auraient de bonnes raisons de me demander un peu de sérieux.
Sa chronique se termine par une évaluation de 9,4/10, accompagnée de la mention « Magistral ».
Je ne vais évidemment pas prétendre être parfaitement objectif devant pareille appréciation.
Mais au-delà de la note, ce qui m'a le plus réjoui, c'est de voir Bernie considérer Froidmont pour ce qu'il est : le commencement d'une histoire beaucoup plus vaste.
Car Froidmont est un conte initiatique, volontairement bref, dont la naïveté accompagne celle de Guilhem.
Le Cycle de Maugis grandit ensuite avec ses personnages, gagne en profondeur, en violence et en complexité, jusqu'à devenir cette grande épopée historique et fantastique que je poursuis aujourd'hui.
Il me plaît que Bernie ait perçu, derrière le petit garçon fasciné par une forêt interdite, la promesse de cette transformation.
Je remercie donc chaleureusement Bernard Arini pour sa lecture, pour l'attention portée à mon travail et pour cette belle mise en lumière du patrimoine légendaire ardennais.
Ses lecteurs ont désormais une raison supplémentaire de se méfier des oiseaux bavards et des forêts où l'on vous interdit d'entrer. Généralement, ce genre d'interdiction n'est pas formulé au hasard.
Je vous invite à découvrir sa chronique complète sur Rainfolk's Diaries :
Pour prolonger la découverte, retrouvez aussi Les Enfants de l'Obsidienne et mon article sur l'ordre de lecture conseillé.
Bonne lecture, et encore merci, Bernie !
Benoît J. Caron
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